Parce que la violence ne commence pas toujours par un coup, cet article vous invite à observer autrement votre relation. Le violentomètre est un outil simple, puissant.
Ce que l’on ne voit pas… jusqu’à ce qu’on le nomme
Dans mon cabinet, j’accueille régulièrement des personnes qui viennent me consulter pour de l’anxiété, de l’insomnie, une perte de confiance en elle. Nous travaillons ensemble, et peu à peu, une réalité émerge : derrière ces symptômes se cache souvent une relation qui blesse.
La violence (conjugale, extra conjugale, professionnelle) est un phénomène complexe, insidieux. Elle ne ressemble pas toujours à ce que l’on imagine. Elle peut être subtile, progressive, enveloppée dans les mots de l’amour. C’est précisément pour cela qu’un outil comme le violentomètre est précieux : il offre des mots là où tout semblait flou.
Qu’est-ce que le violentomètre ?
Le violentomètre est un outil de sensibilisation créé pour aider chacun·e à évaluer les comportements au sein d’une relation. Initialement développé pour les jeunes adultes et étudiant·es, il est aujourd’hui utilisé dans de nombreux contextes de prévention.
Il se présente comme une graduation (à l’image d’un thermomètre) allant des comportements sains et respectueux, en passant par les signaux d’alerte, jusqu’aux comportements clairement violents. Son principe : nommer pour reconnaître, reconnaître pour agir.
En sophrologie comme en hypnothérapie, nous savons que le langage structure la réalité. Donner un nom à ce que l’on vit, c’est déjà reprendre une part de pouvoir sur sa situation.
Lire le violentomètre

Pourquoi c’est si difficile de partir ?
En hypnothérapie, nous comprenons que le cerveau humain est façonné par ses expériences. Lorsqu’une relation oscille entre moments de tendresse et d’humiliation (ce que les spécialistes appellent le cycle de la violence), le cerveau s’adapte, normalise, espère. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la neurobiologie.
La sophrologie offre ici un espace précieux : retrouver la conscience de son corps, de ses sensations, de ses propres besoins. Beaucoup de personnes victimes de violence ont perdu contact avec leur ressenti intérieur. Le travail corporel les aide à se reconnecter lentement, en sécurité.
Ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui

Mon rôle en tant que thérapeute
En consultation, je n’oriente jamais, je n’impose jamais. Mon rôle est de créer un espace où vous pouvez vous entendre vous-même, peut-être pour la première fois depuis longtemps. La sophrologie et l’hypnothérapie sont des outils puissants pour retrouver confiance, clarté et ancrage.
Si vous reconnaissez votre relation dans les zones orange ou rouge du violentomètre, sachez que vous méritez d’être entendu·e, soutenu·e, et accompagné·e.
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